Durant toute la période estivale, Thérèse Gboem, paroissienne, nous propose une série de prières et de réflexions pour continuer à nourrir notre foi sur nos différents lieux de vacances.
Deuxième semaine d’août : Prière
SE REPOSER

Jésus, tu nous dit :
« Venez à l’écart, dans un lieu désert, et reposer-vous un peu. »
Ouf ! Quelle joie !
Notre guide, notre premier de cordée, nous invite au repos…
Le travail est de plus en plus technique.
Les engagements sont de plus en plus prenants.
Nos agendas sont de plus en plus chargés.
Notre idéal est de plus en plus pressant : il vaudrait mieux, il faudrait, il faudra bien….
Ouf ! Tu nous invites au repos !
Se re-poser devant soi-même : que deviens-tu ?
Que veux-tu ? Que peux-tu ? Que décides-tu ?
Nous re-poser devant la nature, premier livre que tu as écrit avec le Père et le Saint-Esprit.
Par la nature, tu nous dis tant de choses sur la vie et les saisons, sur la sève et les floraisons,
Sur le soleil et les mûrissements, sur le temps des labours et le temps des moissons….
Nous re-poser devant les autres.
Où en sont nos relations ? Où en est notre dialogue ?
Qu’est devenue notre joie d’être ensemble ?
Nous reposer devant Toi, nous re-poser devant Toi, le guide,
Le premier de cordée, le premier des ressuscités…
Merci pour ce repos qui est consolation.
Merci pour ce repos qui renouvelle notre espérance.
Nous t’écoutons nous redire :
« Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette le grain dans son champ :
Nuit et jour qu’il dorme ou qui il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment.
D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi.
Et dès que le grain le permet on y met la faucille, car c’est le temps de la moisson. »
Dieu créateur, Dieu re-créateur, sois loué pour ce temps de repos,
Pour ce temps de tourisme et de loisirs.
Aide-nous à devenir tout neufs devant toi.
Pour mieux servir ton œuvre de création. Amen.
(Mgr Marcel Perrier)
Première semaine d’août : une réflexion
CET ÉTÉ EN FLÂNANT ..

Cet été, passant devant une église, j’ai poussé la porte et pourtant je n’avais rien à Te dire.
C’était pour voir…..par curiosité, peut-être pour prier un peu.
Comme il faisait bon dans ce silence et ce calme, je me laisse envahir par un étrange besoin.
Comme il faisait bon dans ta maison, et pourtant je n’avais rien à Te dire.
Mais l’autel, les bancs vides me parlaient des hommes et des femmes absentes qui viennent y prier à d’autres moments, d’autres jours …
parce que pour eux, pour elles, Tu es certainement le Dieu de la Vie, le Dieu de l’Amour.
Maintenant, j’en suis sûr, cette église vit de Toi.
Tu es bien le Créateur, l’Amour à l’infini,
Celui qui est, qui était et qui vient,
Celui qui est avec nous tous les jours.
En poussant la porte de cette vieille église où tout parle de Toi,
j’y ai fait une halte, j’y ai trouvé la Paix, la joie.
Je n’avais rien à Te dire et je me surprends à te parler,
j’emporte avec moi, et pas seulement pour moi, ton silence et ta Paix,
Ton humble présence en ce lieu m’a rempli de Ta Force,
Tu m’as accueilli, je t’ai rencontré.
Maintenant j’en suis sûr, Tu restes avec nous tous les jours.
Je vais le dire à mes frères, à mes sœurs.
Quelle joie s’ils pouvaient un jour aussi comme moi, rencontrer Ta présence.
(Abbé Jacques Fournier)

