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Inauguration du centre Saint Jean XXIII

Fermé depuis le 1er septembre 2025 pour travaux, le centre Jean XXIII va rouvrir ses portes, la messe d’action de grâce pour la réouverture officielle du centre sera célébrée par Monseigneur Luc Crépy, le dimanche 18 janvier 2026 à partir de 10h00, elle sera suivie d’un temps de partage convivial.

Cette cérémonie sera l’occasion d’inaugurer le nouveau nom du centre, il s’appellera désormais centre « Saint Jean XXIII » au lieu de « Jean XXIII ». le changement de nom s’explique par le fait que le pape Jean XXIII n’avait pas encore été canonisé à l’époque de la construction du centre, sa canonisation a été faite en avril 2014 par le pape François.

Afin de mieux connaître le pape Saint Jean XXIII, une courte biographie nous est proposée :

Angelo Giuseppe Roncalli naît le 25 novembre 1881 à Sotto il Monte, village de la campagne de Bergame
en Lombardie (Italie).
Quatrième enfant et premier fils dans une famille de quatorze enfants de milieu campagnard modeste, il
entre au petit séminaire de Bergame à l’âge de douze ans.

En 1892, il entre au séminaire de Bergame, et en 1896, il est admis dans l’Ordre franciscain séculier.
De 1901 à 1905 il est élève du Séminaire pontifical romain, et le 1° août 1904 il est ordonné prêtre.
Immédiatement il retourne dans sa Bergame natale où il devient secrétaire de Mgr Giacomo Maria
Radini Tedeschi.

L’expérience de la guerre

La vie auprès de l’évêque, en l’accompagnant dans ses visites pastorales aux endroits les plus reculés
du diocèse, mûrit certainement en lui l’inspiration pastorale qui guidera toujours le futur pape; mais
tout s’interrompt brusquement en 1914. L’année au cours de laquelle meurt Mgr Radini Tedeschi, et
éclate la première Guerre mondiale. A l’entrée de l’Italie dans le conflit, en 1915 Roncalli est appelé
comme sergent de santé, puis devient aumônier militaire en service dans les hôpitaux militaires
d’arrière et coordinateur de l’assistance spirituelle et morale des soldats.

Au service du Saint Siège à Rome

L’entrée officielle de Roncalli au Vatican se fait en 1921, et c’est ici que commence la deuxième phase
de sa vie. Appelé à Rome par Benoît XV comme Président pour l’Italie du Conseil central de l’œuvre
pontificale pour la Propagation de la Foi, et au bout de quatre ans, le nouveau Pape, Pie XI le nomme
Visiteur Apostolique pour la Bulgarie. Ordonné évêque le 19 mars 1925 à Rome, il rejoint Sofia le 25
avril. Nommé ensuite premier Délégué Apostolique, il reste en Bulgarie jusqu’en, 1934; il visite les
communautés catholiques et établit des rapports respectueux avec les autres communautés
chrétiennes.

La vie à l’étranger en pasteur missionnaire

Pendant plusieurs années Roncalli sera envoyé à l’étranger par le Saint Siège. Le 27 novembre 1935 il
est nommé Délégué Apostolique en Turquie et Grèce et administrateur apostolique des Latins à
Constantinople. Ce n’était pas une tâche facile. Dans la Nouvelle Turquie devenue Etat confessionnel il
y beaucoup à faire pour que les catholiques ne se sentent pas exclus de la société; en Grèce, au
contraire, il faut améliorer les relations avec le Patriarche et les métropolites de de l’Eglise orthodoxe.
Avec l’éclatement de la deuxième Guerre mondiale, Roncalli se trouve à nouveau dans un autre
scenario: le 20 décembre 1944 Pie XII le nomme Nonce Apostolique à Paris. Encore une fois, une tâche
délicate: la France à peine sortie de la libération a d’engagé un profond processus de laïcisation de
l’Etat. Mais ce qui inspire Roncalli dans chaque nouvelle charge, c’est toujours la recherche de la
simplicité de l’Evangile, même au milieu des questions diplomatiques les plus complexes.
Ce qui le soutient , c’est le désir pastoral d’être prêtre en toute situation et ce qui l’anime, c’est la piété
sincère qui se transforme chaque jour en un temps prolongé de prière et de méditation.

Pasteur des âmes au siège de Pierre

Comme il arrive parfois, la vie change rapidement. C’est le cas pour Roncalli qui, en 1953, est créé
cardinal et aussitôt rappelé en Italie où il devient patriarche de Venise. Il pense donc pouvoir
consacrer les dernières années de sa vie au ministère pastoral direct de la cure des âmes dans le chef
lieu vénitien, mais à la mort de Pie XII il est élu pape le 28 octobre 1958. Il choisit le nom Jean XXIII. Au
cours de son quinquennat papal, il apparait au monde comme l’image authentique du Bon Pasteur, et
avec le surnom de «Pape bon» ou «Pape de la bonté».

Le Concile Vatican II et le magistère de l’Eglise

Aussitôt Jean XXIII fait preuve d’être un innovateur. Il convoque le Synode romain, institue la
Commission pour la révision du Code de Droit Canonique, mais surtout, à la surprise générale, le 25
janvier 1959, depuis la Basilique Saint Paul-hors-les Murs, il convoque le Concile Œcuménique Vatican
II.
L’objectif n’est pas de changer la doctrine catholique ni de définir de nouvelles vérités de foi, mais de
présenter les contenus de la foi à l’homme contemporain, trouver des réponses aux nouveaux
problèmes et aux défis posés par la société en évolution. Cohérent avec une attitude qui devait être
celle de dialogue et de compréhension, et non pas la contraposition et la condamnation, il appelle
parmi les observateurs du Concile aussi des responsables des différentes confessions chrétiennes. Le
message de Jean XXIII est également lancé avec force par huit encycliques qu’il publie, dont «Mater et
magistra» de 1961 où il rappelle le magistère social de l’l’Eglise 7O ans après la Rerum novarum, et la
Pacem in terris de 1963, la première encyclique dans l’histoire à être adressée aussi à tous les
hommes de bonne volonté, et où il développe des concepts de paix et d’ordre social juste. Déjà malade
depuis quelque temps, Jean XXIII meurt le 3 juin 1963, au lendemain de la Pentecôte. Béatifié par Jean
Paul II pendant le Grand Jubilé de 2000, il a été canonisé par le Pape François le 27 avril 2014.

Armoiries du Pape Saint Jean XXIII