Journal du Synode sur la synodalité (1)

Le Synode a commencé le mercredi 4 octobre.

Qui est là ?

Cette assemblée synodale est composée de 365 pères et mères synodaux, à savoir 295 évêques et dont 70 non-évêques (des prêtres, des diacres, des religieux et des laïcs qui disposeront tous pour la 1ère fois dans l’histoire de l’Eglise du droit de vote). Et parmi ces 70 non-évêques il y a 54 femmes dont pour la France Anne Ferrand, laïque consacrée, et sœur Nathalie Becquart, sous-secrétaire du Synode. Sont aussi présents les responsables d’autres Eglise chrétiennes.

Les sujets évoqués devraient être multiples. Ils correspondent aux sujets qui sont remontés à travers les groupes locaux, diocésains, nationaux et continentaux jusqu’à Rome. Parmi eux : la gouvernance de l’Eglise, les relations entre prêtres et laïcs, la place des femmes, la place des jeunes, l’attention de l’Eglise aux périphéries, aux personnes qui s’en sentent exclues (par exemple  : l’accueil des divorcés remariés, des personnes homosexuelles ou transsexuelles), le discours de l’Eglise sur des sujets de société (dont l’éducation, la sexualité, la justice sociale et environnementale), etc.

Concile et Synode

  • Un concile (par exemple celui de Vatican II qui s’est déroulé du 11/10/1962 au 8 décembre 1965) réunit tous les évêques du monde pour trancher des questions de doctrine les plus fondamentales.
  • Un synode catholique (par ex. celui sur l’Amazonie ou celui en cours sur la synodalité) réunit une assemblée plus restreinte d’évêques afin d’informer et conseiller le Pape sur des questions « pastorales », censées être plus concrètes. Le pape peut aussi lui demander de voter sur certains sujets, sous réserve que les décisions soient ratifiées par ses soins. Il y a aussi régulièrement des synodes dans les diocèses, qui rendent le même service à l’évêque dans son gouvernement du diocèse.

Dates clefs du synode en cours sur la synodalité

  • 10 octobre 2021 : Lancement du Synode sur la synodalité. Ce synode mondial introduit une nouveauté, trois phases de réflexion : locale, continentale puis mondiale.
  • 20 juin 2023 : Publication le de la synthèse mondiale des synthèses continentales  (dénommée «Instrumentum Laboris», accessible à tous sur le net)
  • 4 octobre 2023 : 1ère assemblée synodale à Rome jusqu’au 29 octobre 2023.
  • Octobre 2024 : Seconde assemblée plénière du Synode sur la synodalité avec les mêmes 365 pères et mères synodaux.
  • A partir des réflexions du Synode, le pape publiera ensuite un document qui donne des orientations à l’Eglise.

Les enjeux du synode sur la synodalité

  • Lancer sous la conduite de l’Esprit-Saint un processus de guérison de l’Eglise catholique dans un contexte de crises multiples (déchristianisation des sociétés ; recul de la pratique religieuse et chute du nombre de prêtres et de religieux dans plusieurs continents ; scandales sexuels).
  • Faire s’approprier par le « Peuple de Dieu » une méthode pratique et spirituelle de réflexion et de décision ensemble, celle de la synodalité (marcher ensemble) qui est une nouvelle façon de vivre en Eglise. La synodalité c’est la conscience que chaque baptisé, peut et doit échanger avec d’autres,  pour proposer, construire et veiller au jour le jour à la bonne marche de l’Eglise là où il est.  Se réunir, s’écouter, prendre en charge les questions du moment, les travailler ensemble avec les responsables de l’Eglise dans un esprit d’unité.
  • Combattre le cléricalisme ( c’est-à-dire la surévaluation du pouvoir spirituel du pape, de l’évêque, du prêtre, mais aussi du fondateur ou du responsable d’un groupe d’Eglise)
  • Combattre la « rigidité » qui refuse tout changement par principe (« la foi » et «l’Eglise» de nos ancêtres doivent rester immuables), alors que selon le Pape François l’Eglise est humaine, elle est en mouvement : elle devrait être comme une grande communauté où, avec avec leurs différences, tous marchent ensemble en enfants de Dieu.

Jean XXIII : le pape du Concile Vatican II

Le savez-vous ?

C’est le pape Jean XXIII (dont notre centre paroissial porte le nom) qui a convoqué le Concile Vatican II (1962-1965), le dernier grand moment où l’Eglise a formulé sa foi et dont nous sommes tous héritiers.

Giuseppe Roncalli est né en 1881, en Italie, dans une famille paysanne modeste. Prêtre, il entre dans la diplomatie du Vatican. Il sera nonce apostolique (l’équivalent d’un ambassadeur de l’Eglise catholique dans un pays) dans plusieurs pays dont la France. Archevêque de Venise, il est élu pape en 1958. Il a 76 ans. Il décide convoquer un Concile universel de l’Eglise : le rassemblement qui a la plus grande autorité dans l’Eglise catholique. Ce sera le Concile Vatican II.

Jean XXIII meurt en 1963, laissant à son successeur, le pape Paul VI, la tâche d’accompagner le Concile à son terme et d’en mettre en oeuvre les décisions. Reconnu saint, Jean XXIII est fêté le 11 octobre, jour d’ouverture du Concile Vatican II.

Chaque semaine, nous découvrons une petite anecdote sur le pape Jean XXIII.

Alors qu’il était nonce apostolique en France, le futur Jean XXIII s’adresse à des hommes d’Eglise :

« Vous, en France, vous aimez soulever des problèmes. Quel besoin avez-vous de discuter l’origine des gens ? Apprenez à vos fidèles le Notre Père, le Je vous salue Marie, le Je crois en Dieu, les oeuvres de miséricorde, et basta ! »

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