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Historique du centre Saint Jean XXIII

Dans les années avant 1936 le patrimoine paroissial se composait principalement d’une carrière située à la hauteur du 79 rue de Poissy, de la maison des sœurs de St François d’Assise (rue de St Germain) et du terrain correspondant sur lequel sera édifié en deux étapes le futur centre Jean XXIII.

Une association (l’Avenir d’Achères) est créée en 1929 pour gérer ces biens paroissiaux.

Dans cette carrière des activités de patronage ont lieu l’été, un local pour les scouts est construit et certaines célébrations comme les professions de foi s’y déroulent sous la protection de la Vierge Marie (statue rapatriée ultérieurement à l’église Saint Martin).

La maison des sœurs (rue de St Germain) permet de loger la communauté des sœurs de St François d’Assise. Elles géraient la catéchèse et un dispensaire où elles prodiguaient des soins infirmiers.

Dans les années 30, l’association « l’Avenir d’Achères » bénéficie d’un prêt sans intérêt et envisage la construction d’une salle paroissiale sur le terrain de l’actuel centre Jean XXIII. Les travaux commencent et l’édifice est terminé en 1936. Il est inauguré par l’évêque et l’abbé Boulanger. Ce 1er bâtiment correspond exactement à l’actuelle grande nef du centre Jean XXIII. Il bénéficie d’un sous-sol, d’une scène, de coulisses et d’une salle de spectacle. Parallèlement, une association culturelle est fondée (La fraternelle). Des spectacles sont produits et les jeunes de la paroisse y dévoilent leurs talents artistiques (théâtre, chants et danses). Des Kermesses d’hiver s’y déroulent. La SNCF fait don d’un wagon désaffecté de voyageurs où les sœurs peuvent y dispenser les séances de catéchèse et où se tient le patronage. Dans le sous-sol de cette salle se trouve le local des scouts. Un garage loge un camion Citroën « nez de cochon » destiné à assurer le transport des fidèles et des enfants catéchisés habitants les fermes de Garenne et des Noyers (situées vers le SIAAP de l’autre côté de la nationale 184) pour assister aux offices ou aux séances de caté. Cet ensemble concentrait en centre-ville et par tous les temps, toutes les activités de la paroisse. 

 De 1964 à 1970 un grand programme de construction de 3500 logements HLM est réalisé à la Barricade, les Champs Villars et les Plantes d’Hennemont. La population s’agrandit, la capacité de l’église St Martin ne suffit plus pour accueillir les fidèles.

La décision est prise de vendre la carrière et la maison des sœurs pour agrandir le centre Jean 23. La carrière est revendue pour y construire de nouveaux logements sociaux et deux pavillons Rue Pierre Sémard et Georges Bourgoin. La Ville garde la maison des sœurs et y crée une bibliothèque et des locaux associatifs. 

La construction de l’agrandissement du bâtiment du centre-ville commence en 1969. Il permet d’accueillir 500 personnes, des salles de réunion et un appartement pour un prêtre, Cet appartement a été par la suite transformé en salles de réunion.

Le centre est inauguré dans sa version actuelle le 18 janvier 1970.et est baptisé centre Jean XXIII. Pourquoi ce centre a été placé sous le patronage de Jean XXIII. Tout d’abord qui est Jean XXIII ?  Les plus anciens savent tous que Jean XXIII, né Angelo Giuseppe Roncalli, né le 25/11/1881, fut le Pape de l’Eglise Catholique Universelle à l’âge de 76 ans entre le 4/11/58 et le 3 juin 1963. Il est utile de rappeler quelques éléments biographiques du bon Pape St Jean XXIII.

Fils de métayer agricole dans une famille modeste de 14 enfants dans le nord de l’Italie, dès l’âge de 14 ans et jusqu’à sa mort, il tient ce qu’il appelle son « journal de l’âme » où il recueille les notes de ses retraites et de ses exercices spirituels. Ordonné prêtre à 23 ans, il est incorporé 11 ans plus tard lors de la 1ère guerre mondiale dans le service de santé de l’armée royale italienne. Au retour de la guerre, il devient directeur spirituel du séminaire de Bergame où il avait fait ses études de prêtres. Puis à 44 ans il est ordonné évêque par Pie XI. Il occupe successivement des fonctions de diplomate du Vatican en Bulgarie, en Turquie, en Grèce puis en France.

Mgr Roncalli observe et commente les nouvelles initiatives pastorales, en particulier la cause des prêtres ouvriers, même si ses convictions personnelles s’y opposent. Mais il doit aussi affronter des questions diplomatiques délicates tout en préservant une simplicité évangélique qui lui est chère

En janvier 1953, date à laquelle le pape le nomme Cardinal et, enfin renommé en Italie, il devient Patriarche de Venise.

Le 28 octobre 1958, Angelo Roncalli est élu le 261ème pape de l’Église catholique à l’âge de 76 ans, sous le nom de Jean XXIII, reprenant ainsi un nom abandonné depuis le 14ème siècle.  Il est intronisé le 4 novembre 1958.

Dès le 25 janvier 1959, le pape Jean XXIII convoque le deuxième concile œcuménique du Vatican, appelé aussi concile Vatican II (1962-1965), qui a donné à l’Église son visage d’aujourd’hui.

Dans son esprit, un des objectifs premiers du concile est de refaire l’unité des chrétiens.

Il inaugure ainsi une nouvelle ère dans l’histoire de l’Église catholique romaine par sa volonté de modernisation : ouverture au monde moderne et à la culture contemporaine, prise en compte des progrès technologiques, émancipation des peuples et sécularisation croissante.

Sa voix rassure et encourage dans un monde encore meurtri par deux guerres mondiales successives ; même ceux qui sont étrangers au religieux ne peuvent s’empêcher de l’écouter quand il invite son Église à se recueillir, à s’examiner, à se corriger, et quand il enseigne la confiance « dans les desseins supérieurs et inattendus de la Providence divine pour tous les hommes ».

Son objectif n’est pas de changer la doctrine catholique ni de définir de nouvelles vérités de foi, mais de présenter les contenus de la foi à l’homme contemporain, trouver des réponses aux nouveaux problèmes et aux défis posés par la société en évolution. Cohérent avec une attitude qui devait être celle de dialogue et de compréhension, et non pas la contraposition et la condamnation, il appelle parmi les observateurs du Concile aussi des responsables des différentes confessions chrétiennes. 

Le message de Jean XXIII est également lancé avec force par huit encycliques qu’il publie, dont «Mater et magistra» de 1961 où il rappelle le magistère social de l’Eglise 7O ans après la Rerum novarum, et la Pacem in terris de 1963, la première encyclique dans l’histoire à être adressée aussi à tous les hommes de bonne volonté, et où il développe des concepts de paix et d’ordre social juste.

Angelo Roncalli meurt le 3 juin 1963, au Vatican, à l’âge de 81 ans.

Il est béatifié en septembre 2000 par le pape Jean-Paul II et canonisé en avril 2014 par le pape François (en même temps que Jean-Paul II). Un miracle lui est attribué : celui de la guérison miraculeuse d’une religieuse atteinte d’un cancer de l’estomac en phase terminale.

Il laisse une image de profonde humanité et de simplicité.

En Italie, on lui donne le surnom affectueux d’Il Papa Buono («Le Pape Bon» ou «Le Gentil Pape»).

Jean XXIII a laissé son Seigneur agir en lui et par lui, pour témoigner que le Christ peut transformer et guider la vie de tout être.